DPE et chaleur : un angle mort inquiétant ?

On peut aujourd’hui améliorer un DPE sans améliorer le confort d’un logement.
Pire : rendre un logement “correct” sur le papier… alors qu’il devient invivable en été.

À Toulouse, la densification urbaine s’accélère. Le plan local d’urbanisme augmente les coefficients d’occupation des sols : moins de pleine terre, moins de végétation, plus de surfaces minérales. Résultat : la ville chauffe.

Les soirs d’été, à vélo, quelques minutes suffisent pour passer d’une chaleur étouffante dans le Quartier des Carmes à une sensation nettement plus supportable autour du Jardin des Plantes de Toulouse.

Comment un diagnostic censé évaluer la performance d’un logement peut-il ignorer son environnement thermique ?

Aujourd’hui, le DPE mesure surtout le confort d’hiver et valorise les systèmes, mais ignore largement le confort d’été. Il ne prend pas en compte les îlots de chaleur urbains, la densité végétale ou l’impact du quartier.

Résultat : des logements bien classés… mais difficiles à vivre en été.

Des évolutions sont en cours pour intégrer ces paramètres. Elles sont indispensables. Car à force d’optimiser des étiquettes, on oublie parfois l’essentiel : L’été c’est quand même mieux de vivre les fenêtres ouvertes à l’ombre des grands arbres plutôt que fenêtres fermées et climatiseur à plein régime sous peine de suffoquer.